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Le Cœur de la Vie

Le Cœur de la Vie

Épanouissement personnel - Naturopathie - Couple - Cuisine - fonctionnement du corps humain -

Publié le par Rachel
Publié dans : #fonctions du corps humain
L’immunité innée de l’organisme et l’inflammation*

 

 

L'immunité est la capacité de l'organisme à se protéger face à un agent étranger, appelé antigène, qu'il soit d'origine externe ou interne.

Le système immunitaire d'un organisme est un ensemble coordonné d'éléments capables de faire la distinction entre les cellules et les molécules qui lui appartiennent, constituant le « soi », et celles qui proviennent d'autres organismes, constituant le « non soi ».

Il représente un mécanisme de défense contre les agents pathogènes tels que les virus, les bactéries, les parasites ou contre certaines molécules « étrangères » toxiques.

 

La réaction immunitaire provoquée par la présence d'un antigène dans l'organisme peut être assurée par des mécanismes innés, non spécifiques mais rapides ou bien par une immunité acquise qui est plus lente mais aussi plus spécifique.

 

Reconnaissance du « non soi »

L'ensemble des molécules qui résultent de l'activité du génome de l'organisme font partie des cellules du soi ; elles expriment à leur surface des marqueurs spécifiques (HLA). 

Toutes les cellules de l'organisme expriment ces marqueurs, sauf les hématies (globules rouges) qui possèdent un système différent, celui des groupes sanguins.

L'ensemble de toutes les substances étrangères à l'organisme font partie des cellules du "non soi".

Première ligne de défense 

La première ligne de défense de l’organisme est une barrière superficielle mais active.

Elle est à la fois physique (peau, muqueuses, poils, mucus..), chimique (larmes et sueur…) et biologique (les flores intestinales, génitales, cutanées, composées de bactéries non pathogènes…) et s’opposent à l’existence des micro-organismes pathogènes (agent capable d'induire une maladie).

Le fonctionnement de certains systèmes de l’organisme implique également certaines activités réflexes qui font partie des mécanismes de défense innés tels que la toux, l’éternuement, le vomissement…

 

Seconde ligne de défense

La peau ou les muqueuses peuvent parfois être atteintes de petites coupures et laisser les micro-organismes envahir les tissus ; d’autres mécanismes de défense entrent alors en jeu.

À la moindre blessure ou infection,  l’organisme a alors recours à sa seconde ligne de défense qui repose sur le pouvoir destructeur des phagocytes et des cellules tueuses naturelles (NK), sur l’inflammation, la fièvre et divers facteurs chimiques qui tuent les agents pathogènes et participent à la réparation des tissus.

 

La réaction inflammatoire

La réaction inflammatoire empêche la propagation des substances nocives, élimine les agents pathogènes, les cellules mortes, et favorise la réparation de la lésion.

 

Les symptômes de la réaction inflammatoire sont :

- La douleur

- La rougeur

- Le gonflement

- La chaleur

 

Le déroulement de la réaction inflammatoire aiguë

Dans le sang et la lymphe sont présents de nombreux leucocytes qui circulent et sont capables de reconnaître un antigène.

Les leucocytes, aussi appelés globules blancs, sont les cellules du système immunitaire.

Il existe plusieurs sortes de leucocytes :

- Les granulocytes

- Les lymphocytes B et T, inactifs dans la réaction inflammatoire aiguë

- Les monocytes, cellules immatures qui se différencient en macrophages et cellules dendritiques

Lorsqu'un granulocyte, un macrophage ou une cellule dendritique reconnaît un antigène dans l'organisme, il produit des médiateurs chimiques :

- Les chimiokines

- Les cytokines

Ces médiateurs chimiques de l'inflammation vont attirer les leucocytes circulants, et permettre la dilatation des capillaires sanguins, pour que les leucocytes passent du réseau sanguin au site infecté par diapédèse.

Diapédède : passage des leucocytes au travers de la paroi des vaisseaux sanguins pour rejoindre le lieu d'une infection.

 

La chaleur et la rougeur sont dûes à la dilatation locale des vaisseaux sanguins et à l'augmentation du débit sanguin.

La douleur est dûe à la compression des fibres nerveuses liée à l'afflux sanguin. L'œdème est dû à la libération, à partir des vaisseaux sanguins, de plasma contenant des cellules et des quantités importantes de protéines, nécessaires à la réponse immunitaire. 

Des globules blancs du sang se rendent ainsi rapidement sur le lieu de l'infection pour capturer et digérer les agents infectieux.

 

La phagocytose, dernière étape de la réaction inflammatoire 

Elle se déroule dans les tissus.

Elle est réalisée par les cellules phagocytaires, ou phagocytes.

La phagocytose est la destruction d'un agent infectieux par un phagocyte en quatre étapes :

- L'adhérence : le leucocyte devenu phagocyte reconnaît l'antigène et s'accroche à l'agent le portant à sa surface.

- L'ingestion : le phagocyte forme deux pseudopodes (extensions cytoplasmiques) qui entourent et englobent l'agent.

- La digestion : le phagocyte digère l'agent au moyen d'enzymes.

- Le rejet : le phagocyte rejette les déchets de la digestion de l'agent.

D’autres mécanismes de protection se mettent en place

Des protéines de coagulation provenant de la circulation sanguine entrent dans l’espace interstitiel et élaborent un réseau de fibrine.

Ce réseau isole la zone enflammée et empêche la propagation d’agents pathogènes dans les tissus environnant et aidera à la réparation de la lésion.

La chaleur locale augmente la vitesse du métabolisme des cellules touchées qui accélèrera le processus de protection et de réparation.  

Le complément, un groupe d’une vingtaine de protéines inactives dans le sang, se fixe aux agents pathogènes et accentue la phagocytose et l’inflammation.

L’interféron, petite protéine libérée par les cellules infectées, se diffuse dans les cellules voisines pour les protéger.

 

La réponse innée prépare la réponse adaptative

Après la phagocytose, les phagocytes, et notamment les cellules dendritiques, expriment à leur surface des molécules issues de la digestion de l'agent, de façon à présenter l'antigène aux acteurs de l'immunité acquise.

Elles deviennent alors des cellules présentatrices d'antigènes ou CPA.

CPA : Cellules Présentatrices Antigènes sont les cellules exprimant à leur surface l'antigène de l'agent infectieux phagocyté pour activer la réaction immunitaire acquise.

 

Parfois, les micro-organismes résistent à la phagocytose ; l'infection peut alors progresser, et d'autres réactions immunitaires dites acquises, plus lentes, sont alors mises en œuvre.

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Qui suis-je ?

© Photo Jean-Noël Martin www.jnphotoparis.book.fr"Bien dans ma tête, bien dans mon corps, bien dans mon cœur ! " est ma devise.

 

Je vous propose de devenir créateur de votre vie !

 

Je m'appelle Rachel Durant et j'ai 47 ans.

 

Je suis thérapeute holistique, diplômée en Relation d'Aide à l'École "Ecoute Ton Corps" de Lise BOURBEAU et étudiante en naturopathie à ISUPNAT.

 

Je consulte aussi par téléphone et par Skype alors n'hésitez pas à me contacter !

 

 

 

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