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Le Cœur de la Vie

Le Cœur de la Vie

Épanouissement personnel - Naturopathie - Couple - Cuisine - fonctionnement du corps humain -

Publié le par Rachel
Publié dans : #Naturopathie

Pour comprendre le mécanisme physiologique du jeûne, considérons le fonctionnement énergétique d’une cellule normalement alimentée.

La cellule utilise le glucose de l’alimentation pour produire des molécules énergétiques, l’ATP.

La glycolyse transforme le glucose et produit de l’acide pyruvique.

En l’absence d’oxygène, l’acide pyruvique est convertie en acide lactique produisant un bilan énergétique de 2 ATP par molécule de glucose.

En présence d’oxygène, l’acide pyruvique se dégrade en acétyl-CoA qui pourra être intégrée dans le cycle de Krebs et fournir en passant par la chaîne respiratoire 36 ATP par molécule de glucose.

Si présence d’oxygène, l’acide lactique pourra être reconverti en acide pyruvique et produire de l’énergie en passant par le cycle de  Krebs.

Si pas d’oxygène, l’acide lactique gagne le foie pour être reconverti en glucose par la néoglucogenèse et maintenir le taux de glycémie dans le sang. Peu favorable énergétiquement.

Que se passe-t-il pendant le jeûne ?

En absence d’alimentation, la glycémie (concentration sanguine du glucose) diminue.

Lorsqu’elle atteint son seuil critique le glucagon (hormone hyperglycémiante produite par le pancréas) est sécrété pour mobiliser les réserves glucidiques stockées dans le foie. C’est la phase « d’urgence » du jeûne. Elle dure entre 12 et 24 heures suivant les réserves et l’activité de la personne.

L’épuisement des réserves hépatiques entraine à nouveau une baisse de la glycémie.

L’organisme met en route un mécanisme adaptatif qui va produire du glucose à partir de précurseurs non glucidiques : la lipolyse pour la transformation des triglycérides en corps cétoniques et la néoglucogenèse pour les acides aminés des protéines musculaires.

 

Le jeûne provoque un stress qui déclenche le mécanisme d’autolyse au bout de 48h suivant le rythme de chacun.

 

L’autolyse est un processus de nettoyage, de réparation et de ré- harmonisation qui se produit en plusieurs étapes:

1) Les déchets circulants (sang, lymphe, sérums)

2) Les déchets stagnants qui se trouvent dans les cellules

3) Les déchets accumulés (kystes et fibromes), emprisonnés dans les tissus en dehors des voies de circulation

4) Les molécules chimiques, très toxiques qui peuvent intoxiquer s’il y en a trop

5) Les cellules cancéreuses. Seules les petites tumeurs cancéreuses et localisées peuvent être autolysées. Souvent les personnes cancéreuses n’ont pas suffisamment de vitalité pour faire un jeûne.

Le jeûne prolongé ou phase cétonique.

 

Cette période commence vers le 5ème jour de jeûne et peut durer plusieurs semaines.

L’adaptation au jeûne prolongé se caractérise par la capacité à épargner les protéines corporelles. Les substrats énergétiques sont alors principalement fournis par la lipolyse. 

Les acides gras produits sont soit oxydés directement soit transformés en corps cétoniques. La concentration plasmatique en corps cétoniques augmente, diminuant de ce fait les besoins en glucose.

Les acides gras et les corps cétoniques deviennent ainsi la principale source de substrats énergétiques, ce qui permet de réduire le catabolisme protéique musculaire et d’épargner les protéines. 

Le stress dû au manque de nourriture va déclencher un bouleversement au niveau hormonal

 

Les catécholamines

Les catécholamines : l’adrénaline, la noradrénaline, la dopamine fortement augmentée.

Ce sont les hormones et les neuromédiateurs de l’éveil et de l’action.

Leurs effets stimulants, notamment sur le cerveau expliquent que le jeûne ait un effet anxiolytique et antidépresseur.

 

Le glucagon 

A la suite de la baisse de la glycémie, le glucagon est sécrété.

Il est antagoniste de l’insuline (hormone de « l’abondance ») et agit dans un premier temps sur le foie pour induire la glycogénolyse.

Le glucagon va, avec l’adrénaline, favoriser la lipolyse des triglycérides en libérant du glycérol et des acides gras.

 

La leptine 

Hormone de la faim, elle joue un rôle clé dans la régulation des dépenses énergétiques et le contrôle de la satiété.

Elle agit sur des récepteurs de l’hypothalamus qui diminue l’appétit.

Elle inhibe la sécrétion d’insuline et réduit la néoglucogenèse.

La leptine a des effets sur le système circulatoire, pulmonaire et osseux.

Elle régule l’inflammation et intervient dans le contrôle de l’humeur.

 

Le cortisol

Pendant le jeûne sa sécrétion augmente.

Il agit sur le métabolisme glucidique en favorisant, dans un premier temps, la glycogénèse puis la néoglucogenèse et la lipolyse.

Son action anti-inflammatoire et immunosuppressive est largement exploitée en thérapeutique pour soigner les maladies articulaires, les eczémas.

Il agit au niveau sanguin en favorisant le retour des lymphocytes et des polynucléaires éosinophiles (rencontrés dans les réactions allergiques) dans leurs organes immunitaires (rate, ganglions lymphatiquesmoelle osseuse) et en accroissant le nombre de polynucléaires neutrophiles (impliqués dans les phénomènes infectieux).

Au niveau cellulaire, il diminue la sécrétion des cytokines et des interleukines par les lymphocytes T et B, ainsi que la production des facteurs chimiques de l’inflammation : prostaglandines, leucotriènes, histamine et enzymes lysosomiales.

Le cortisol stimule le système immunitaire et réduirait les maladies articulaires inflammatoires et les maladies cutanées.

 

La sérotonine

L’« hormone du bonheur ». Le jeûne augmente la concentration de sérotonine.

Tout comme les catécholamines, elle joue un double rôle d’hormone et de neurotransmetteur du système nerveux central.

Elle est impliquée dans la régulation du cycle circadien et dans divers désordres psychiatriques tels le stress, l’anxiété, les phobies et la dépression.

La sérotonine intervient dans la régulation de fonctions telles que la thermorégulation, les comportements alimentaires et sexuels, le cycle de veille sommeil, la douleur, l’anxiété et le contrôle moteur.

L’augmentation de sa sécrétion ainsi que celle des catécholamines aideraient dans le traitement de bon nombre de maladies mentales.

Le jeûne, diminue la concentration de glucose, d’insuline, de cholestérol et de triglycérides.

La baisse du cholestérol réduira la pression sanguine.

 

Autres avantages du jeûne

Les mécanismes adaptatifs et universels mobilisés pendant le jeûne vont permettre à l’organisme de survivre relativement longtemps en préservant sa masse musculaire tout en stimulant ses capacités psychiques physiques, mentales et vitales.

Les hormones mobilisées lors du jeûne vont permettre une détoxification de l’organisme et parfois de guérir des pathologies chroniques résistantes aux traitements exclusivement médicamenteux comme l’arthrite rhumatismale, l’hypertension, le diabète et l’obésité, certaines maladies dermatologiques, l’anxiété et le burn out.

Il a été constaté, qu’après un jeûne, le comportement alimentaire des personnes souffrant d’obésité était très positivement modifié.  La reprise alimentaire ne s’accompagnait souvent pas de reprise de poids.

 

Le jeûne a tous les atouts pour lui. Pratiqué dans de bonnes conditions, il contribue à l’auto-guérison de l’organisme.

 

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Qui suis-je ?

© Photo Jean-Noël Martin www.jnphotoparis.book.fr"Bien dans ma tête, bien dans mon corps, bien dans mon cœur ! " est ma devise.

 

Je vous propose de devenir créateur de votre vie !

 

Je m'appelle Rachel Durant et j'ai 47 ans.

 

Je suis thérapeute holistique, diplômée en Relation d'Aide à l'École "Ecoute Ton Corps" de Lise BOURBEAU et étudiante en naturopathie à ISUPNAT.

 

Je consulte aussi par téléphone et par Skype alors n'hésitez pas à me contacter !

 

 

 

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